Jusque là, j'avais gardé tout au fond de mon coeur mes sentiments, à quelques exceptions en 4 ans de temps.
je sais que tu n'as plus confiance en moi. Mais tout d'abord saches que je ne suis pas le roi des salauds et un être nauséabond. Je sais que tes collègues de travail ne m'apprécient guère, et qu'ils mettent une forte pression sur les épaules vis-à-vis de toi. je le vois à leurs attitudes, leurs regards très appuyés et leurs propos. Mais, une relation amoureuse c'est l'affaire de 2 personnes, et non de toute une communauté, même si leurs intentions sont louables. Il y a beaucoup trop de monde aujourd'hui autour de nous, pour que je m'ouvre à toi. Et je n'ai pas à montrer patte blanche à une quantité de personnes qui n'ont rien à voir dans notre relation. Tu es la seule personne à qui je dois montrer patte blanche. Aujourd'hui, je suis profondément blessé, par des propos du genre : 'Il faut l'empêcher de la voir.'. Suis-je un être nocif ? NON, non et non !!! Je n'ai pas à me laisser marcher dessus, je suis un être humain qui a le droit au respect. Je suis seulement un être blessé par mon passé, mon passé n'a pas été un long fleuve tranquille, j'en ai bavé, souffert à la limite du supportable par moment. Ce qui fait de moi, un être humain plus fragile, plus timide et plus maladroit que l'ordinaire. Je ne peux pas effacer mon passé, je vis avec. Maintenant, tu comprends, ce que je vis, à chaque fois que je viens te voir. Tous les projecteurs braqués sur moi, mee moindres gestes et/ou paroles sont analysés. J'ai l'impression que l'on attend le moindre faux pas de ma part. Et ça je ne l'admets pas, il me faudra un certain temps avant de trouver la force de pardonner à tes collègues. J'y arriverai, mais pas tout de suite. Pour ma part, je ne pense pas leur avoir offensé. Voilà ! C'est dit. Le châton craintif avait aussi des raisons de l'être. Des collègues et/ou des ami(e)s c'est important, mais pas d'ingérence dans une relation amoureuse, ça reste des amis qui doivent rester à leur place.
J'ai ma part de responsabilité, et je l'assume, mais trs collègues eux aussi, ce serait bien q'ils en prennent conscience.
Je sais que tu en baves, je ne suis pas insensible et aveugle. Si tu savais comme ça me rend triste et malade, quand je te vois au plus mal. Mais je reste bloqué. Si nous étions sur une île déserte, ça serait mille fois plus simple pour moi, mais ce n'est pas le cas.
Je te présente toutes mes excuses. Et je remercie d'avoir été bienveillante à mon égard. je suis sensible à tes attentions, aides et soutiens que tu m'as apporté sans compter, et avec tout ton coeur. J'ai malheureusement pas su exterioriser mes pensées, mes sentiments, mes émotions. Et pourtant, j'ai un coeur comme tout le monde. Si je t'écris, c'est que c'est compliqué pour moi de te parler, tu es très rarement seule et souvent très occupée pour que l'on puisse prendre le temps de se parler, prendre le temps de faire tomber les masques et de s'apprivoiser.
Je voudrais juste citer quelques lignes d'Alfred De Musset dans 'On ne badine pas avec l'amour', qui me tiennent à coeur. C'est la fameuse tirade de Perdican ( enfin juste la fin) : '[...] mais il y a une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si iparfiats et affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ait vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui.'.
L'amour, l'être humain c'est compliqué, parfois elle se transforme en haine. Il faut se battre jour et nuit. Mais sans amour, la vie perd de son intérêt.
'Commentr reconnait-on le grand amour ? Quand le seul être qui peut vous consoler, est celui qui vous a fait mal.'.
Je repense tout d'un coup. A ce fameux samedi 10 janvier 2004. La première fois que nous nous sommes parlés. le hasard ou pas, je ne sais pas. Tout de suite séduit. je suis revenu 1 semaine plus tard, c'était les premiers échanges de regards et de sourire. Le mardi 4 mai 2004, j'en ai encore des frissons. J'avais très peur, mais j'ai pris sur moi, pour te déclarer mes sentiments, je sais de façon inattendue et peu commune. Mais c'est moi, ma personnalité. Le samedi 31 juillet, dans l'après-midi, en bas. Notre premier contact physique, mes lèvres ce sont posées sur tes joues. Et tu as délicatement posées les tiennent sur moi. Avec une grande intensité dans nos regards qui n'ont jamais été si proche entre nous. La certitude, l'incertitude de 2 êtres. Que de bons souvenirs parmi tant d'autres.
J'ai plus qu'envie de partager ma vie avec toi. Mais aimer, c'est aussi respecter et accepter mes choix de l'autre. Tu vas me dire que tout ce que je te dit depuis le début, ce ne sont que des paroles. Alors, à moi de te prouver par un acte concret que je tiens à toi et que je suis sincère. Comme tu le sais, l'endroit où nous sous sommes rencontrée et où on se voit régulièrement, est un endroit spécial et magique pour moi. Je m'y sens bien, le quartier me plaît, c'est comme ma deuxième maison pour ne pas dire ma première maison. J'y ai passé des heures, des journées entières. Je m'y sentais en sécurité.
Mais à partir d'aujourd'hui, je veux seulement y retourner avec toi, main dans la main en amoureux. Alors en attendant ta réponse je fais le sacrifice de plus y retourner. Et si ta réponse devait être négative, je n'irais plus jamais de ma vie. C'est une promesse.
Nous n'avons pas toute la vie devant nous, et je suis conscient de nous en avoir fait perdre beaucoup, mais je te donnes jusqu'à deux mois pour prendre ta décision. Je n'aime pas donner des ultimatums, j'ai presque honte. Mais deux mois, je pense que tu auras le temps de réfléchir calmement et sereinement. Pour ta réponse, je te donnes mon mail : uncoeursimplec@yahoo.fr
Marie, pour être sur que c'est toi, si tu me réponds. D'après le questionnaire de Marcel Proust, quelle est ma devise ?
Quoi qu'il arrive je te souhaite un immense bonheur, parce que tu le mérites.
JE T'AIME
Ce texte est destiné à Marie de la part de Xavier, merci d'avance de ne pas y répondre, à part Marie bien sûr.