Parce que ces quelques lignes tous les matins nous font sourire, nous montrant que les gens ne sont pas si insensibles qu'ils en ont l'air dans le train-train quotidien métro-boulot-dodo. Parce que donner la parole au coeur rend une âme à nos gestes automates du matin et du soir de ces longues journées monocordes. Parce que je souris sans raisons dans les transports en commun (quand ils ne sont pas en grève). Et parce que je t'ai croisé hier, vendredi 14/03, 13h45, t'engageant dans cette rue ombragée d'arbres et d'immeubles, donnant sur le boulevard de l'hôpital dont tu t'éloignais, pressé, une sacoche sous le bras, les cheveux très brun et la peau clair, 20 ans peut être, et qu'en me retournant pour te voir t'éloigner j'ai retrouvé ton regard. Peut être celui-ci n'était il pas pour moi, peut être .... mais pourquoi pas? A tous ceux dont les tentatives de prolonger ces instants nous font sourire chaque matin, celle ci est pour toi, en espérant que ce fut réciproque.
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une inconnue, entre le 13ème et le 5ème arrondissement
