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novembre 2008 Page d'accueil

2 novembre 2008

On régresse, on régresse...

Voilà, petit à petit la machine se met en place et on découvre les projets du gouvernement, qui bien sûr, ne sont pas à l'avantage du pauvre français dont je fais partie. Je vais pouvoir (ou devoir si on nous l'impose d'ici quelques années) travailler jusqu'à 70 ans, voire plus encore car ça  ne va pas aller en s'amséliorant. En gros j'aurais bosssé toute ma vie et n'aurait pas profité de ma retraite.
Quant aux mutuelles qui vont augmenter pour faire payer au cotisant ce qu'elles vont rembourser à la Sécurité Sociale, je n'en parle même pas. Ce qui va se passer ? Les gens ne vont plus pouvoir payer, résilier leur mutuelle et renoncer à aller chez le dentiste, l'opticien... Jusqu'au jour où.
Mais bien sûr, les membres du gouvernement n'accepteront jamais de baisser leur salaire ou leur train de vie par solidarité envers le peuple ou même ce système de santé qu'ils n'ont pas su gérer. Je suis écoeuré !

4 novembre 2008

Privatiser la Poste

Les entreprises privées offrent une qualité de service croissante depuis plusieurs décennies, si bien qu’aujourd’hui l’usager de la poste n’accepte plus d’attendre au guichet, de ne pas recevoir son courrier en temps et en heure, d’assister impuissant à des grèves, en somme de n’être pas traité comme un client qui pourrait se montrer exigeant.

 

Sous cette pression qualitative, la Poste n’avait d’autre choix que d’améliorer ses propres services. L’aurait-elle fait de son plein gré ?

 

D’ailleurs, l’expression " service public " date d’un autre âge. Il trahit souvent une faiblesse du service en question. Quant au " public ", terme vague, générique, il s’accommode mal d’un monde individualisé dans lequel le citoyen est devenu un consommateur revendicatif. " Si tu veux que je consomme augmente mon pouvoir d’achat " dit-il aux politiques. Avant d’ajouter : " Et comme citoyen je voterai pour toi ". Car l’électeur aussi fait des promesses. Nicolas Sarkzoy fut élu sur le pouvoir d’achat. Il s’adressa d’abord à des consommateurs et les citoyens l’ont fait gagner. La poste, en s’adressant à un " public ", se trompe de siècle.

 

Si l’incroyable amélioration de la qualité de service dans le secteur privé, lié souvent à une baisse des prix, a obligé la poste à s’améliorer, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout de cette logique en la privatisant ?

Les fourmis vont trinquer !

 
Les mutuelles font des bénéfices : elles seront donc taxées. Les gestionnaires attentifs et prudents, qui ont réussi à amasser un petit pécule, deviennent les cibles de l’Etat.
 
Dans le même temps plusieurs dizaines de milliards sauvent des banques coupables de turpitude spéculatives. On plume la fourmi. On couvre la cigale d’or public. Les banques nous font savoir que si on ne les sauve pas, nous crèverons avec elles. Nous n’avons pas le choix. Une banque prête et se fait rémunérer pour le risque. Tout le reste n’est que vol et manipulation.
 
L’éthique dans les affaires ne paie plus, mon bon monsieur. Si, contrairement aux banques, vous parvenez à grappiller quelques sous, grâce à une gestion prudente, l’Etat s’aperçoit que là dort une poignée d’écus et s’empresse de l'empocher. La fiscalité a remplacé le gourdin des bandits de grands chemins. Le message est clair : produisons avec prudence, point trop de travail ni d’effort car l’Etat nous guette au coin du bois !
 
Il va nous guetter d’autant plus, que les cigales spéculatives nous promettent des lendemains de durs labeurs pour éponger leurs dettes.
 
Alors, je n’hésite pas à l’écrire, quitte à être provocateur :  et si nous réformions également cette mauvaise habitude de pénaliser les gens qui réussissent par le travail ?

à l'attention de son bon ange gardien

Je profite de ce courrier pour remercier profondément et chaleureusement le très gentil monsieur dévoué qui s'est porté rapidement au secours de mon mari au moment de son accident de voiture, survenu vendredi dernier vers 12 h. 30 sur la N.12 après Bois d'Arcy.
En effet, ce bon samaritain s'est occupé de tout et lui a même tenu compagnie sur le bas côté jusqu'à l'arrivée des secours une heure après. Puis il est parti en toute discrétion en regagnant la Belgique.
Je voulais qu'il sache que nous avons été très touchés par son geste et nous en sommes encore très reconnaissants. Et ce qui me rassure c'est qu'au plus profond de nous vacille cette petite flamme vacillante qui donne du sens à notre quotidien et réchauffe les liens de l'humanité.
Encore mille mercis du fond du coeur.
Cdefondeville  

5 novembre 2008

Travailler jusqu'à 70 ans ?


Travailler jusqu’à 70 ans ? Pourquoi pas ? Si des gens s’en sentent le courage. Mon grand-père l’a fait. Il est resté actif et en bonne santé jusqu’à sa retraite forcée. Ensuite, il est mort, très vite, comme ces moineaux que l’on met en cage. Car à quoi bon vivre si on ne peut plus voler d’aventures en aventures ?


La vieillesse dans nos civilisations occidentales se traduit souvent par davantage de solitude, par une rupture des relations sociales et le début d’un long isolement quand le compagnon disparaît – a supposé que la solitude vous ait jusque là épargné.


Il faut envier les artistes qui meurent sur scène. Quoi de plus exaltant dans l’existence que d’apporter aux autres même jusqu’à la limite de ses forces ? Est-ce que le choix de mourir prématurément ne viendrait pas d’un sentiment d’inutilité ?


Il faut un préalable à ce désir de survivre un peu plus longtemps par le travail : aimer ce que l’on fait. La plus belle chance que l’on puisse se donner dans la vie est de considérer son travail comme un jeu. On y parvient en travaillant dur au point d’en maîtriser toutes les subtilités. Il devient alors des plus agréable.

A force d'encadrer la liberté...


Que reste-t-il de nos libertés ?


Notre vie entière est millimétrée. Dépasser de 3 km/h une vitesse limite finira par nous priver de voiture; le parcmètre bientôt automatisé ne nous fera grâce d’aucune seconde; oublier quelques euros sur sa fiche d’impôt ou la renvoyer 24 heures en retard peut tourner au cauchemar.


Tout est quantifié : depuis le poids des champignons que l’Etat nous autorise à ramasser en forêt, jusqu’au plafond des ressources qui nous privent de certains avantages en passant par les délais obligatoires qui encadrent nos obligations administratives. Nous cherchons notre voie dans un labyrinthe législatif composé de quantièmes, pourcentages, quotients, heures, minutes, secondes… En sachant que chaque erreur sera sanctionnée.


Les mots également nous sont comptés. Excessifs devant un policier municipal, ils peuvent nous valoir un tir de taser. Une plainte en diffamation, avec ses coûts d’avocat exorbitants, sanctionnera un écart de langage.


Sortir de ces bornes, choisir la nomadisation de l’esprit comme du corps, se paie chèrement.


Nos vies sont ainsi pleines de cette menace : franchir une borne légale. Nous devons rester aux aguets, nous contraindre, réprimer toute émotion pour sincère qu’elles soient si elle n’entre pas dans un cadre des pensées autorisées.


C’est ainsi que disparaît dans un pays le sentiment de liberté. Avant la liberté elle-même.

Diffusion folklorique !

Pourquoi la Bibilothèque de Mériadeck dispose-t-elle de si peu d'exemplaires de votre journal et surtout pourquoi pas du tout le lundi ou aujourd'hui par exemple ?
En effet, il est plus facile de se le procurer près de chez soi.
Aujourd'hui était important avec l'élection américaine...
Merci de répondre et de remédier à cet état de fait.
Cordialement.

10 novembre 2008

Un esclavage des temps modernes.


L’impôt sur le revenu sert à rembourser les intérêts de la dette nationale. Les intérêts, pas le capital. Quand quelqu’un travaille six mois de l’année pour payer ses impôts cela revient à dire qu’il travaille six mois de l’année pour les banques qui ont prêté à l’Etat français.


Déjà que les fonds de pension exigent des retours sur investissement qui privent les salariés de primes méritées, lesquels sont à leur tour obligés d’emprunter.


On voit se mettre en place une sorte d’esclavagisme qui ne dit pas son nom. Nous n’avons plus de chaîne ou de boulet mais amusez-vous à ne pas régler votre dette fiscale, vous savez cette dette qui sert à rembourser les banques internationales, et vous verrez que l’oncle Tom du fond de sa case, au bord de son champ de coton, avait plus de liberté qu’on vous en laissera au fond de votre cellule.

11 novembre 2008

L'Etat français en guerre contre...


Les agents du fisc vont être transformés en super policiers.


Perquisitions, infiltrations, gardes à vue, écoutes téléphoniques : ces nouveaux policiers auront tous les droits… et probablement tous les travers des autres.


La force publique, c’est toujours plus de force et toujours plus de pression sur le public. Voici la liste non exhaustive des corps auxquels nous devons obéir et nous soumettre : police municipale, police nationale, gendarmerie, douanes, RG, CRS, et maintenant fisc.


N’oublions pas l’arsenal qui va avec : logiciels espions introduits dans les PC des particuliers ; drônes chargés de surveiller et de photographier les manifestants ; Taser, ce fouet électrique qui nous remet dans le droit chemin, et bien entendu pléthore de caméras. Ouf ! N’en jetez plus !


On se croirait dans un pays en guerre ! Mais j’ai beau regarder autour de moi : point de cadavres dans les rues, ni de barricades, ni de rafales de mitrailleuse. Ni même le début d’une intention dans les esprits des gens que je côtoie. L’Etat se croit-il en guerre contre ses citoyens ? On se le demande parfois.


Etrange conception de l’Homme, tout de même, qui postule en chacun d’entre nous un criminel dangereux. Un criminel qui donnerait libre court à ses pulsions s’il n’était tenu par une poigne de fer. Cette conception a le mérite d’expliquer la gestion parfois arrogante, parfois pleine de commisération, de nos leaders politiques. L’un d’eux nous a même traités de veaux !


A toutes ces polices qui nous rendraient presque criminels, il faut ajouter cette police de l’esprit qui oppose d’un ton pincé et moralisateur, qui sent sa petite délation : " Si vous ne réclamez pas l’omniprésence de la police, c’est que vous avez quelque chose à vous reprocher ! ". Vraiment ? Et les raflés du vel’ d’hiv. aussi avaient quelque chose à se reprocher ?

France : le pays qui se méfiait de la liberté.


Je me demande si la France aime vraiment la liberté. En son nom, la Révolution a massacré des milliers d’innocents ; je crois que nous nous en méfions depuis lors.


Car enfin, le gouvernement, si chiche à nous transférer un peu de ses pouvoirs, nous laisse le choix d’ouvrir le dimanche, de travailler plus longtemps si nous le désirons, et voilà que les boucliers se lèvent : non ! point trop de liberté car certains vont en abuser !


La Liberté a mauvaise presse en France. Déréguler, laisser davantage d’autonomie est perçu comme une sournoise tentative d’opprimer.


Ne nous mentons pas : au fond ne sommes-nous pas rassurés par le poids de notre code pénal ? Par les milliers d’obligations qui astreignent nos vies quotidiennes ?


Faut-il avoir si peu confiance dans la nature humaine pour imaginer qu’en lui rendant son autodétermination, nous abaisserons la condition de chacun car tous en abuseront pour leur bien exclusif ?


Nous n’avons pas abandonné cette théorie absurde que l’Homme et un loup pour l’Homme. Et que fait-on des loups sinon les enfermer dans une cage ?


Pensons à ce qui vient de se passer aux USA. La première leçon que nous donne cette élection n’est-elle pas que nous pouvons vraiment nous faire confiance les uns les autres ? Yes, we can !

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