La police vient de perquisitionner la rédaction du magazine Auto Plus à la demande de Renault qui se plaint de la publication de documents confidentiels. Pourquoi la firme au losange ne fait-elle pas une enquête interne sur l’origine des fuites au lieu de s’en prendre aux journalistes ?
On se souvient d’une descente au Canard Enchaîné à l’été 2007. Le célèbre volatile, comme les oies du Capitole, couine quand la démocratie s’égare. Cette liberté de ton, qui effraie-t-elle ?
Un peu partout dans le monde, la liberté de la presse est en danger. En Chine, en Russie, nombre de directeurs de micro publications finissent en hôpital psychiatrique. Entre deux séances d’électrochocs, ils doivent abjurer leur credo politique. Ecrasés par la nouvelle inquisition idéologique, ils doivent renoncer à exercer ce droit inaliénable de pouvoir s’exprimer en toute quiétude.
Mais, qui espère tuer les idées en tuant le média se trompe. L’action brutale de la justice sur un organe qui porte la liberté de parole provoque un effet déplorable dans l’opinion.
Il ne faudrait pas qu’il y ait plus de démocratie républicaine dans un journal que dans l’action de la justice.
