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1 juillet 2008

L'Etat rafle-t-il nos gains de productivité ?

L’Etat a été très habile. Longtemps, l’impôt sur le revenu fut tenu pour le seul indicateur de la pression fiscale. En France, il n’est pas si élevé. D’ailleurs, la moitié des ménages ne le paie pas.

Donc pourquoi se plaindrait-on ?

En fait, insidieusement, les prélèvements indirects ne cessent d’augmenter. Essence : 72% de taxes. Eau : 40%. Electricité : 18%

Dans le même temps, l’Etat se décharge de ses obligations sur les collectivités locales. Ces dernières, qui n’avaient guère besoin de prétexte pour augmenter les impôts locaux, s’en donnent à cœur joie.

Notre pouvoir d’achat est dans les poches de l’Etat.

Il a raflé les gains de productivité d’un pays qui, bon an mal an, réalise ses 2% de croissance. Soit grosso modo +20 % sur dix ans. Où est cet argent ? Où est ce pouvoir d’achat ?

A en croire les sondage, personne n’imagine que son train de vie a augmenté de 20% ces dix dernières années.

 

ou est le vrai scandale-suite metro du 01/07

En réponse a Phil, métro du  01/07/2008

RATP mon amour

Contrairement à des centainres de milliers de franciliens ce 1er juillet, je n'en veux pas à la RATP. Pourtant, le RER A m'a fait défaut, je suis resté coincé dans les couloirs de la une, et de correspondance en correspondance je désespérais de me présenter au bureau. Mais alors que j'attends le bus, et voyant qu'il ne pourrait accueillir la masse frétillante d'impatients qui l'attendait, je me renseigne auprès de toi sur les autres lignes se rendant à la Défense. Je propose une alternative, et à ma grande suprise, tu me suis. Le trajet nous permet de nous ouvrir l'un à l'autre, tu sais d'où je viens, je sais où tu veux aller. Je ne peux te le dire, mais ton visage et tes sourires sont un délice pour mes yeux. Plus le temps passe et plus j'apprécie d'être en retard, mais je m'interdis toute illusion quant à l'issue de notre rencontre. Peu après 11h, nous arrivons à l'endroit où notre éphémère relation devra mourir. Dois-je te serrer la main, te faire la bise, t'embrasser ? Rien de tout cela. Fébrilement, je te souhaite à toi et à ton (sic) copain une bonne continuation, te demande ton prénom et te laisse au Coeur Défense, le coeur un peu serré. Tu t'appelles Inès, et tu as enchanté ma journée.

Aux armes citoyens!

Loin des armes de destruction massive, loin des armes de destruction automatique, loin des armes provoquant des dommages collatéraux, qu'avons nous citoyens comme armes pour nous défendre et contre-attaquer?

Et bien nous en avons usé quelques-unes dans les urnes des élections passées, et puisque les prochaines sont lointaines, il est de bon ton de penser qu'on nous a muselé.

Manifester, pas simple quand on bosse dans le privé. Et de toutes façons le pouvoir en place a su appliquer le précepte "diviser pour mieux régner!". Diviser les syndicats, diviser les français du public et du privé, dévoyer les messages e les luttes engagées. Bien sûr nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, et si le combat des uns ne correspond pas au combat de tous, il reste un combat pour montrer qu'il y a encore des choses à défendre et des gens pour les défendre. Mais à moins de trouver une unité, ces manifestations seront vouées à l'échec car désordonnées ou décridibilisées.

 

Alors quels sont les options avec une opposition inexistante et l'incapacité aux politiques de répondre, communiquer, alerter, provoquer le débat. Aujourd'hui on entend qu'une seule voix et on s'écrase tous parce qu'on a peur ou qu'on ne sait pas quoi faire chacun dans notre coin, à souffrir de la situation soit dans les faits soit dans les âmes car être humain a encore une signification pour certains.

 

L'arme qu'il nous reste, c'est de montrer qu'on est là et qu'ensemble on est une force. Une force pas politique mais humaine, un ensemble d'hommes et de femmes qui montrent leur désacord, leur difficulté, leur envie. Une force pour dire nous sommes là et vous bossez pour nous, n'oubliez pas car nous n'oublions pas. Résistons ensemble. Des moyens ils nous en restent un peu, sans violence, sans haine mais avec conviction:

- le 1er moyen c'est de montrer notre appartenance à la compagnie des humains qui pensent, des humains qui sentent, des humains qui se rassemblent et se ressemblent dans leur humanité. Comment, un truc super simple : porter un bracelet blanc autour du poignet (tissu, ficelle, plastique...), accrocher un bout de tissu blanc sur votre véhicule, sur vos fringues. Porter un signe distinctif, blanc.

- le 2ème moyen c'est le happening sous forme de boycott. Un truc simple comme cesser d'acheter certaines marques qui nous trompent, nous arnaquent - ou cesser de regarder des programmes télés et prendre un bouquin ou un jeu de société.

Nous ne sommes pas démunis mais nous sommes isolés. Je n'ai pas d'appartenance politique, je n'ai que la rage d'arrêter de subir sans rien faire ni dire. Si vous avez envie d'agir, si vous avez envie de réagir, si vous avez envie de résister à la société qui s'annonce, il ne tient qu'à vous de le faire et il ne tient qu'à nous de le faire ensemble.

Portez l'insigne blanc comme signe de reconnaissance et diffusez ce message.

2 juillet 2008

A qui appartient France Télévision ?

La violente sortie de Patrick de Carolis contre Nicolas Sarkozy, Président de la République, illustre à merveille les dérives du service public.

Fabriquer et concevoir le service public ne signifie pas qu’il vous appartient ; ne signifie pas que votre idéologie doit filtrer dans les reportages, imprégner les enquêtes, commander les petites phrases assassines et autres commentaires orientés.

Il est anormal d’être obligé de rappeler que le service public appartient à la Nation.

Recevoir une redevance devrait imposer une neutralité de bon aloi. D’ailleurs, l’idéologie sépare les Français davantage qu’elle ne les unit. On pourrait s’en passer pour inventer une télévision créative et imaginative.

Enfin, si on doutait que France Télévision avait besoin d’être réformée, il a suffit de voir, par vidéo interposée, dans quelles conditions Nicolas Sarkozy, après tout Président de tous les Français, a été reçu sur France 3, pour se persuader qu’il est temps de rendre France Télévision à tous les Français.

3 juillet 2008

Plutôt ignorer que s'inter-froisser en vain...

Comme dit aujourd'hui Caroline Brun, « refuser de saluer le président n'est ni courtois ni malin ». Mais mieux vaut ne pas trop insister sur le protocole ou les bonnes manières en cette matière. Un premier ministre québécois au tempérament impétueux tel celui de M. Sarkozy aura appris cette leçon il y a une douzaine d'années.

emballement cardiaque...

Parce que tu fais battre à en rompre mon coeur... Parce que tu rends la vie plus belle... Parce que c'était toi parce que c'était moi...

Je te le dis ici, Je t'Aime !

emballement cardiaque...

Parce que tu fais battre à en rompre mon coeur...
Parce que tu rends la vie plus belle...
Parce que c'était toi parce que c'était moi...

Je te le dis ici, Je t'Aime !

emballement cardiaque...

Parce que tu fais battre à en rompre mon coeur...
Parce que tu rends la vie plus belle...
Parce que c'était toi parce que c'était moi...

Je te le dis ici, Je t'Aime !

Domenech : une réussite bien française.


En bas, le petit peuple laborieux.


 


Les ouvriers virés parce que leur usine ne dégage pas assez de bénéfice. Des petits patrons, caution sur leurs biens propres, qui ferment boutique faute d’avoir décroché des contrats. Des salariés qui, tous les matins, doivent rendre des comptes à un patron, à une administration. Une économie de la performance. Sans concession. Sans pitié, également.


 


En haut, l’élite.


 


Les notables qui se cooptent. Les managers qui négocient des parachutes dorés tandis que leur entreprise à l’agonie doit licencier. Des hommes politiques déchus qui vont pantoufler dans des administrations cossues aux frais de la princesse. Et, parmi eux, Raymond Domenech. Pas grand chose mais tout un symbole. Le type qui échoue mais qui reste, logé comme un nouveau Tanguy, dans la petite famille des notables bien nourris.


 


La France des réseaux, des copains, contre la France de la performance.


En démocratie française, les élites se soutiennent. Les arbres morts restent debout en s’appuyant sur d’autres arbres morts.

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