

Parti Pour La Réforme du Vietnam (Viet Tan)
Communiqué de presse du 6 mai 2008
Contacts:
M. Nguyen Ngoc Binh : +33 (0) 6.63.79.92.56
À propos du procès du 13 mai prochain à Saigon de
messieurs Nguyen Quoc Quan, Somsak Khunmi et Nguyen The Vu
MM. Nguyen Quoc Quan, Somsak Khunmi et Nguyen The Vu
Il y a près de six mois, le 17 novembre 2007, les forces vietnamiennes de sécurité ont
arrêté des membres et sympathisants du parti Viet Tan alors qu’ils se préparaient à
distribuer des documents sur la lutte non violente au Vietnam. Le 19 novembre 2007, via un
communiqué de presse, le Viet Tan a alerté l’opinion publique sur l’arrestation de ses
membres : M. Nguyen Quoc Quan (citoyen américain), Mme Nguyen Thi Thanh Van
(citoyenne française), M. Leon Truong (citoyen américain) ; et de ses sympathisants : M.
Somsak Khunmi (citoyen thaïlandais) et M. Nguyen The Vu (citoyen vietnamien). Le 20
novembre 2007, la police vietnamienne a arrêté un autre sympathisant du Viet Tan, M.
Nguyen Viet Trung.
Les autorités vietnamiennes n’ont reconnu ces arrestations que cinq jours après le
communiqué de presse du Viet Tan. À cette époque, les autorités communistes
vietnamiennes ont monté de toute pièce une affaire d’armes à feu en arrêtant M. Le Van
Phan et Mme Nguyen Thi Thinh. Ce couple de touristes américains d’origine vietnamienne
fût accusé d’avoir introduit un pistolet au Vietnam sur ordre du Viet Tan. A partir de cette
affaire grotesque, les autorités vietnamiennes ont collé l’étiquette de « terroristes » sur les
personnes arrêtées le 17 novembre.
Réagissant à ces accusations mensongères, des politiciens américains, français, australiens,
norvégiens, suisses et des organisations de défense des droits de l’homme comme Human
Rights Watch, le Comité de Protection des Journalistes, Reporters Sans Frontières, et le
Rafto ont exprimé publiquement leur protestation et demandé la libération de ces militants
pour la démocratie. Cédant aux fortes pressions internationales, les autorités communistes
vietnamiennes ont libéré M. Leon Truong le 11 décembre 2007, et Mme Nguyen Thi Thanh
Van le jour d’après. Le couple Le Van Phan et Nguyen Thi Thinh, qui n’a aucun lien avec le
Viet Tan, a également été libéré le 11 décembre. Le 7 avril 2008, soit plus de quatre mois
après son arrestation, M. Nguyen Viet Trung a aussi recouvré la liberté sans qu’aucune
charge ne soit retenue contre lui.
Après plus de 6 mois de détention, de restriction des droits de visite pour les familles et le
personnel consulaire, les autorités vietnamiennes décident de juger le 13 mai prochain les
trois personnes encore emprisonnées, sur l’accusation de « terrorisme. » De son côté, le
Viet Tan affirme que :
- Notre parti prône la lutte non violente pour créer les conditions de la démocratisation
et du développement du Viet Nam. Les actions menées par nos membres et
sympathisants reflètent totalement cette philosophie. Le Viet Tan rejette toutes les
calomnies et accusations mensongères des autorités vietnamiennes.
- Les déclarations des trois hommes qui seront jugés ont été arrachées sous la
pression des interrogatoires durant leur détention. Elles n’ont aucune valeur.
- Le système judiciaire vietnamien actuel est totalement sous la férule du parti
communiste vietnamien. Lors des procès des militants pour la démocratie, tous les
verdicts sont subordonnés aux intérêts politiques du régime. En conséquence, le Viet
Tan rejette par avance le verdict qui sera rendu le 13 mai.
- Le Viet Tan continuera à militer pour la démocratie au Vietnam et appelle l’opinion
publique vietnamienne et internationale à se mobiliser pour la libération immédiate
et inconditionnelle de ces trois militants pour la démocratie.
Lettre ouverte de Madame Ngo Mai Huong
Epouse de M. Nguyen Quoc Quan, membre du Parti pour la Réforme du Vietnam, arrêté au Vietnam et qui sera jugé le 13.05.2008
Elk Grove, le 4 mai 2008
A l’attention de :
- les chefs et leaders spirituels
- les communautés, associations et organisations vietnamiennes aux États-Unis et dans le reste du monde
- les médias
- les Vietnamiens de tous horizons
Mesdames et Messieurs,
Tout d’abord, je souhaite informer les communautés, associations et organisations vietnamiennes aux États-Unis et dans le reste du monde, les médias, les Vietnamiens de tous horizons, qu’après près de six mois de détention, M. Nguyen Quoc Quan, mon époux, sera jugé par les autorités communistes vietnamiennes le 13 mai prochain. Deux avocats au Vietnam ont accepté d’assurer la défense de mon époux. Ce sont leurs cabinets qui m’ont communiquée la date du procès.
Selon mes avocats, la police a fait savoir que le dossier de M. Quan a été transféré au tribunal et qu’il est poursuivi pour “terrorisme.”
Mesdames et Messieurs,
Mon époux est retenu en captivité depuis 168 jours sans procès, ce qui inquiète beaucoup mes enfants et moi-même. J’ai essayé de me rendre au Vietnam pour préparer la défense de mon époux. Mais les autorités vietnamiennes persistent à ne pas vouloir me délivrer de visa. Face à ces injustices dont je suis victime, ainsi qu’aux fausses accusations portées contre M. Quan, mon seul recours réside dans la pression des États-Unis sur le Vietnam pour faire libérer mon époux. En conséquence, je vous demande instamment de soutenir l’adoption par la Chambre des Représentants de la résolution HR 1048 présentée par les députés Zoe Lofgren, Dan Lungren et Ileana Ros Lehtinen.
Au nom de mon époux, je déclare solennellement aux autorités vietnamiennes et à l’opinion publique que M. Nguyen Quoc Quan est un militant pacifique. Le fait que les autorités communistes vietnamiennes continuent de lui coller une étiquette de « terroriste » est inacceptable. Je continuerai à mobiliser l’opinion publique internationale pour que justice soit rendue à mon époux.
J’ai appris que les autorités vietnamiennes jugeront MM Somsak Khunmi et Nguyen The Vu en même temps que mon époux. Le 17 novembre de l’année dernière, la police vietnamienne a arrêté mon époux, M. Somsak Khunmi, M. Nguyen The Vu, M. Nguyen Viet Trung, Mme Nguyen Thi Thanh Van et M. Truong Van Ba. Aujourd’hui, le fait que les autorités décident de juger mon époux et les deux personnes citées plus haut, alors qu’elles ont déjà libéré M. Truong Van Ba, M. Nguyen Viet Trung et Mme Nguyen Thi Thanh Van, est contradictoire et arbitraire. Encore une fois, je demande votre aide pour soutenir la résolution HR 1048 de la Chambre des Représentants des États-Unis.
Avec le succès de cette résolution, vous n’aiderez pas seulement M. Quan et ma famille, mais également d’innombrables militants pour la démocratie qui sont actuellement emprisonnés et victimes d’injustices.
Je vous remercie sincèrement
Ngo Mai Huong
Lettre ouverte de Madame Janta Kantina
Ubon, le 2 mai 2008
À l’attention de :
- Monsieur le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej
- Les élus politiques
- Les médias et le peuple thaïlandais
Je m’appelle Janta Khantinat, épouse de M. Somsak Khunmi (patronyme vietnamien : Nguyen Quoc Hai). Nous avons quatre enfants : Ploy (20 ans), Mook (19 ans), Kim (15 ans) et Tubtim (11 ans). Nous résidons actuellement à Ubon.
Je viens d’être informée par le cabinet de maître Tran Vu Hai au Vietnam que mon époux sera jugé le 13 mai 2008. Il est détenu depuis son arrestation au Vietnam en novembre dernier.
Mon époux est un militant engagé dans des activités pro-démocratie au Vietnam. Durant un voyage là-bas en novembre 2007, mon époux a aidé à organiser une rencontre entre la journaliste Thanh Thao de Radio Nouvel Horizon et des militants pour la démocratie. Il a également aidé madame Thanh Thao, citoyenne française et M. Leon Truong, citoyen américain, à préparer des documents promouvant la démocratie à travers des moyens non-violents. Ils ont été arrêtés le 17 novembre 2007. Cependant, après trois semaines de détention, Mme Thanh Thao et M. Leon Truong ont été libérés et ont quitté le Vietnam alors que mon époux est toujours en prison sans raison.
J’appelle instamment à l’aide le gouvernement thaïlandais, les médias, l’opinion publique et tous ceux qui se sont exprimés pour demander la libération de mon époux depuis son emprisonnement en novembre 2007. Nos enfants ont besoin de leur père et j’ai besoin de mon époux. Nous voulons seulement qu’il soit de retour.
Encore une fois, au nom de notre famille, je voudrais exprimer notre gratitude pour l’aide reçue des amis en Thaïlande et à l’étranger. Votre soutien a aidé notre famille à surmonter cette période, la plus pénible, de notre vie.
Cordialement,
Janta Khantinat
