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L'inacceptable affaire Besancenot.



On apprend à la fois que la vidéo surveillance s’avère un fiasco complet en Grande-Bretagne et que Olivier Besancenot a été espionné durant des mois.


Cette affaire est intéressante. L’officine privée a mis la main sur les comptes bancaires du leader d’extrême-gauche ainsi que sur d’autres informations présentes uniquement dans les fichiers de l’Etat.


Nous en déduisons que l’officine en question a usé de la " tricoche ", terme d’argot décrivant la revente - ou l’échange - d’informations contenues dans les fichiers de l’Etat par des fonctionnaires en faveur d’une société privée. Parfaitement illégal, il va sans dire.


Les fichiers constitués sur le dos des citoyens ne sont donc pas étanches. D’autres peuvent y accéder qui n’ont pas les obligations, voire les scrupules, d’un fonctionnaire placé sous la tutelle d’un pouvoir élu démocratiquement. 


Pour en revenir à la Grande-Bretagne, la vidéo surveillance aurait permis de suivre les faits et gestes d’Olivier Besancenot. Les bandes du film auraient été remises à cette mystérieuse officine puis au commanditaire. Que de temps gagné !


On peut se demander si les caméras de surveillance ont vraiment pour seul objet d’attraper les voleurs… surtout quand elles n’y parviennent pas. Auraient-elles des utilités moins avouables comme la surveillance illégale de leaders d’opinion ou de V.I.P. ? Après tout François Mitterrand avait placé Carole Bouquet sur écoute. Gageons qu’il aurait préféré avoir les images.


Commentaires (3)

Lui ?! L'admirateur du politburo et apologiste du fascisme communiste ! Outré par les méthodes des ses grand pères spirituels ??? A se tordre de rire… Ces braves détectives devraient publier les soldes de son compte, qu'on en finisse avec le mythe du pauvre petit facteur... Cadre du parti, membre de la cellule, ça vaut son pesant d'euros... Certainement bien plus que les 1200 euros par mois annoncés par les gauchistes bien-pensants occidentalophobes et christianophobes...

Le CNSP-ARP, Chambre Professionnelle des détectives Français, ne peut rester
silencieux au regard de l'affaire "Besancenot" dévoilée par le journal
l'Express et reprise par plus de 140 journalistes de la presse
audio-visuelle et de nombreux médias sur Internet, affaire qui si elle
s'avérait exacte, constituerait dans les pratiques ou les moyens, une
violation de la vie privée.

En effet, la Chambre Professionnelle des Détectives Français condamne :

- Toute pratique déloyale ou recueil de renseignements illégaux dans le
cadre d'une mission donnée à un agent de recherches privées, même lorsque
l'objet du mandat est légitime et légal,

- Toutes mises en oeuvre de moyens disproportionnés par rapport à l'objet
d'un mandat donné pour une mission,

- Tous actes d'atteinte à la vie privée tels que décrits par Le Journal
l'Express et qui auraient pu ou pourraient être commis par des personnes
exerçant une activité de Recherches privées.

Cependant, quelle que soit l'affaire et les pratiques mises en lumière, et
quelle que soit la terminologie employée pour nommer les agences de
Recherches Privées, les détectives privés, les enquêteurs privés, les
cabinets d'Intelligence Economique ou autres,

le CNSP-ARP condamne également :

- L'assimilation par les médias de l'activité de la recherche privée à
"des actes de barbouzeries",

- L'assimilation des agences de recherches privées à des "officines",

Ces allégations constituent une atteinte aux valeurs morales d'une
profession libérale réglementée et tendent à faire croire au public que les
sociétés de renseignements privés ou les cabinets d'enquêtes privées
exercent dans l'illégalité.

En effet, il n'existe pas "d'officines ou de barbouzes", il n'existe que des
agences de recherches privées régulièrement déclarées selon les termes de la
loi 83-629 modifiée, dont l'article 20 donne une définition précise :

"Est soumise aux dispositions du présent titre la profession libérale qui
consiste, pour une personne, à recueillir, même sans faire état de sa
qualité ni révéler l'objet de sa mission, des informations ou renseignements
destinés à des tiers, en vue de la défense de leurs intérêts."

Par ailleurs, cette même loi prévoit que pour exercer l'activité de la
recherche privée, la personne doit :

- Détenir une autorisation ou un agrément délivré par l'autorité
administrative sous certaines conditions de moralité,

- Justifier d'une qualification professionnelle par la détention d'un
Titre ou Diplôme inscrit au RNCP.

Toute personne exerçant une activité de la Recherche Privée sans être
déclarée selon les conditions prévues par la loi, est passible de poursuites
pour exercice illégal d'une activité reglementée.

En outre, dans l'affaire citée par le journal l'Express, la Chambre
Professionnelle s'interroge sur la divulgation d'éléments confidentiels
contenus dans un rapport d'enquête remis au client sous son entière
responsabilité.

Ce rapport ne peut être divulgué par le professionnel ou le client pour
quelque raison que ce soit, en dehors de la communication à ses conseils et
à la justice.

Cette divulgation d'un rapport d'enquête confidentiel est contraire aux
principes et régles déontologiques de l'activité et pose le problème de la
divulgation, par une personne non autorisée, de renseignements privés et
confidentiels recueillis par un professionnel exerçant une activité
réglementée.

En conséquence, l'article diffusé dans le journal l'Express constitue pour
le Cnsp-Arp :

- Une atteinte à l'image d'une profession réglementée, que cette affaire
soit réelle ou fictive,

- Une diffamation par la tentative d'assimilation d'une activité
réglementée à des "officines" ou à des actes de "barbouzeries",

- Une tromperie par la diffusion au public d'informations erronées
relatives à une activité réglementée.

C'est pourquoi la Chambre Professionnelle dont l'un des rôles est de
défendre l'image de la profession ainsi que ses intérêts, se réserve le
droit de donner toutes les suites légales qui s'imposent, notamment par le
dépôt de plaintes.

La Présidente du CNSP-ARP,

faut être mort de trouille ou naïf pour croire que tout le système de surveillance (vidéo, fichiers divers) renforcera la sécurité des individus. Il y a toujours à un moment de sa vie où on va avoir un conflit avec un employeur, la sécurité sociale, un propriétaire, un voisin irascible, un mari ou une femme trompé ou qui le croit, la police à tort ou à raison et bien d'autres. Ce jour là, tout ce qui est stocké sur nous peut être utilisé. C'est dommage que les gens y soient si peu sensibles.

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