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Pour un Ours blanc encore plus blanc


Ah on peut dire qu'on l'aura vu, l'ours polaire, ces derniers temps, tourner en rond sur son glaçon, attendant avec fatalisme l'heure de la fonte qui approche. Il a surtout bon dos aussi, car servi à toutes les  sauces écologiques, le plantigrade est devenu le messager de la bonne parole qui doit tous nous sauver de la catastrophe annoncée, si tant est que nous sachions lui prêter une oreille attentive, mais aussi aveugle, bête et disciplinée.

Car parmi les sages conseils que nounours se retrouve chargé de nous prodiguer à grand renfort de "si on est des millions à faire ce petit geste...", on retrouve - au même rang que l'utilisation des transports en commun ou le tri des déchets - l'installation d'ampoules électriques à faible consommation, la baisse du chauffage - électrique, chez moi -, le lavage à basse température et bien-sûr - et là on touche le fond - l'achat de la lessive qui lave à froid et qui du coup sauvera maman ourse, son petit, et tout le reste de la planète...

Et il y à là un truc qu'il faut qu'on m'explique : dans un pays où l'électricité est d'origine nucléaire et hydraulique à plus de 90%(*), en quoi lever le pied sur sa consommation peut-il contribuer à lutter contre le réchauffement climatique, et au passage sauver nos ours d'une mort certaine ?

Pour rappel, le nucléaire - et bien-sûr l'hydraulique! Ils ne dégagent pas de CO2, pas plus qu'aucun autre gaz polluant d'ailleurs, contrairement aux énergies issues de la combustion de composés carbonés et autres énergies fossiles (gaz, essence, fuel, charbon, bois, carton, déchets ménagers, etc.). Au passage, et je vais en informer plus d'un, l'électricité proposée par certains fournisseurs dits 'alternatifs' est d'origine thermoélectrique à combustion ; opter pour ce type de solution, c'est effectivement faire un geste en faveur du réchauffement climatique.

 

Je ne fais pas l'apologie du nucléaire, livré avec son propre lot de complications ; je dis seulement qu'on cherche à nous endormir, à grand renfort de « gestes simples », pour mieux nous cacher le fond du problème, et qu'on en profite au passage pour nous refourguer, qui des ampoules basse tension, qui de la lessive pour laver à froid, qui des panneaux solaires, qui des éoliennes...

Il faut cesser de prendre les vessies pour des lanternes (même à basse consommation) car dans 50 ans, quand notre bon nounours aura bel et bien disparu, hé bien on aura l'air fin avec nos super-ampoules fluocompactes et notre lessive à froid....

En attendant, tant que mon lave-linge ne fonctionnera pas au fuel domestique, je continuerai de laver à chaud.

Bien à vous

Le Scra (le_scra@yahoo.com)

(*) source : http://www.edf.fr/html/etiq_elec/index.html





Commentaires (4)

Je trouve très dommage ce genre de déclaration mal renseignée, qui plus est lorsqu'elle est publiée.
D'abord je tiens à préciser que je ne suis pas un anti-nucléaire, et même plutôt un pro-nucléaire.
Car même si le nucléaire ne consomme pas d'énergie focile et donc ne rejette pas de CO2, la production électrique par le nucléaire en Europe représente 25 % du réchauffement climatique produit par l'Europe, car oui, ce n'est pas poluant, mais celà réchauufe de très grandes quantités d'eau (et d'aillleurs on peut aisement constater que de la vapeur s'échappe de ces grandes tours de réfrigération, au-dessus des réacteurs...
Donc oui, il faut faire des économies d'énergie, et oui, en plus, c'est rentable pour le particulier (faite's vous-même le calcul, une ampoule basse conso est rentable en 2 ans environ, sans compter sa plus grande durée de vie).
Alors avant d'écrire ou de publier ce genre de posts dangereux, car de nombreuses personnes ne connaissant rien à la situation (à commencer par nos enfants) peuvent le lire et le croire !!!
Il faut se renseigner.

J'aime bien ce post, même si Nicolas a raison de demander une expertise scientifique vraie, au delà du dogmatisme de tous bords. Il me semble que vous trouverez cette expertise sur le site de l'association Sauvons le climat.

Concernant le réchauffement lié à la vapeur d'eau, dont tu parles Nicolas peut être pourrait on l'éviter en récupérant ces calories perdues. Et le problème est le même avec des centrales thermiques au gaz.

Je me dis écologiste et j'essaye de vivre en accord avec mes idées. Le principal risque à ce jour me semble être, comme le dit Laurent, dans un pseudo discours écolo antinucléaire quasi dominant dans l'opinion. Ce discours pour le coup n'est pas basé sur de l'expertise mais sur du dogme et de l'émotionnel. Il nous conduit au nom du rejet du nucléaire à relancer dans notre pays des centrales thermiques au gaz et fuel et à réouvrir des mines de charbon. Et ça c'est dramatique pour le climat.
Je suis également partisan des économies, de la sobriété et des énergies renouvelables en local.

Donc merci Laurent pour ton message dans Métro et merci à Métro pour sa diffusion.

En réponse à Nicolas, dont la remarque me parait tout-à-fait pertinente (l'H2O dégagé par les centrales nucléaires a une part de responsabilité dans le réchauffement climatique), j'aimerais qu'il nous fasse part de ses sources lorsqu'il affirme que cette part est de 25% (!!!) en Europe.

Ceci me parait énorme car le dégagement d'H2O de 80 centrales doit être négligeable par rapport au phénomène d'évaporation naturelle que connaissent notamment les fleuves et les océans.

La vapeur d'eau a toujours été un gaz a effet de serre naturel, auquel d'ailleurs nous devons notre existence. Je ne suis pas sûr que l'on ait constaté une augmentation notable du taux de H2O dans l'atmosphère depuis 20ans , alors que l'augmentation du taux CO2 (et du methane semble-t-il!) dû à l'activité humaine, est incontestable.

Enfin le cycle naturel de l'eau (et donc sa transformation en pluie) est, je pense, plus rapide que celui du CO2 , dont il faut plus d'une centaine d'années à une unité pour disparaitre.

Comme tu dis, il faut se renseigner.

http://www.croissance-verte.com/archive/2007/06/05/les-chiffres-clés-du-réchauffement-climatique-les-causes-2-4.html

http://www.planete-energies.com/contenu/7_11_4_causes.html

En réponse à Monsieur Laurent DERELLE

Je ne tiens pas spécialement à juger vos convictions, et ce en quelque domaine que ce soit, néanmoins, lorsque j’ai lu votre article de blog ce matin là dans le journal « métro », j’ai ressenti un besoin pressant de débattre du « fond du problème » avec vous.

Ce que je tiens à soulever en premier lieu, c’est le fait, très désagréable à mon avis, que votre petit confort (et je ne parle pas seulement de vous Monsieur Laurent DERELLE, mais bien d’une grande majorité de la population) vous obnubile par-dessus tout. Si l’agonie que vit actuellement notre planète n’a pas d’impact sur vous, alors vous n’entreprendrez aucune action, même significative. Sachant qu’en plus ces « petites » actions vous paraissent des plus dérisoires et qu’elles n’ont comme vertu ni celle de la moralité ou de l’intelligence mais seulement celle du profit de certaines entreprises surfant sur la mode « verte » pour faire un profit. Certes, ces charognards ont bel et bien envahi nos contrées sous des formes diverses et variées, auxquelles bien peu peuvent se vanter d’y échapper (nous pouvons prendre comme exemple ces constructeurs d’automobiles qui n’ont pour seul objectif que la sauvegarde de la planète … sic). Cependant, il est à noter que réduire toute bonne intention à l’inutilité et au dérisoire, tout en poussant les gens implicitement à faire de la surconsommation un mode de vie est tout bonnement irresponsable et avant tout irrespectueux des idéaux d’une part croissante de la population.

Ensuite, et il s’agit là d’un point qui m’a violemment interloqué, vous prétendez de façon irréfléchie et faussement savante que les usines nucléaires, ainsi que les fameux barrages hydrauliques si respectueux de l’environnement, ne sont en aucun cas producteurs de CO2. Or il est avéré, et c’est un point que personne ne peut contester, que ces usines et ces barrages sont construits, pour ne citer qu’eux, en béton et en acier. Ces matériaux, rappelons-le, sont produits par des usines hautement polluantes (nous pouvons nous référer aux nombreux articles s’y rapportant, notamment Sciences et Vie de mars 2008). Je ne remets pas en cause le fait que l’énergie nucléaire est la plus propre, néanmoins, il est complètement erroné et, je le répète irresponsable, d’affirmer que ces énergies n’ont aucune influence sur notre environnement. De plus, est-il nécessaire de préciser que pour construire ces infrastructures, il faut déboiser, détourner des cours d’eau et altérer de façon considérable des écosystèmes, mettant ainsi en jeu des dizaines de milliers de vies animales. Prenons l’exemple actuel pour le moins controversé et dont aucun média, ou presque, ne prend la peine de faire état, le projet Kárahnjúkar. Il s’agit de la construction en Islande de cinq barrages hydroélectriques destinés uniquement au fonctionnement d’une fonderie d’aluminium américaine. Ce projet va ensevelir sous lui pas moins de 57Km² pour le plus gros de ces barrages qui mesurera en 2009, 193m de haut pour 730 de long. Autant dire que ces colosses, en plus de souiller les paysages magnifiques et uniques que sont les contrées vierges islandaises, seront extrêmement gourmand en béton et en acier… et donc en CO2 (pour info sur l’état des choses http://www.acme-eau.org/Islande-Barrage-contre-nature_a1053.html). Bien évidemment, tout le monde comprendra aisément suite à tout ceci, que plus on consommera, plus il y aura de constructions d’entreprises et, en conséquence, beaucoup plus de dégradations de l'écosystème mondial. Il va même sans dire que si l'on ne se modère pas, avec l'accroissement démographique plus qu'exponentiel, cette production d'électricité, pour votre petite lessive à chaud, deviendra très vite insupportable.

Enfin, j’aimerai que vous m’expliquiez quel est ce « problème de fond » que vous savez si bien évoquer Monsieur DERELLE.

Cordialement,

CHASLE Damien

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