Aujourd’hui 4 millions de caméras sont installées au Royaume Unis, soit une caméra pour 14 habitants. Un reportage récent, montre un centre de contrôle entouré d’écrans de télévision. A l’aide d’un joystick, un manipulateur oriente la caméra, zoome sur un suspect, note la plaque minéralogique d’une voiture arrêtée plus de 5 secondes au croisement d’une rue ce qui lui vaudra une contravention.
Le danger pour les libertés civiles ? L’émission, qui prétend faire la promotion de la vidéo surveillance, le démontre par ce commentaire : " le visage du manipulateur (celui qui oriente la caméra) a été flouté pour des raisons de sécurité ". Vous avez bien lu : la personne qui manie le joystick, qui colle des amendes aux automobilistes, qui admoneste par haut-parleur le passant tête-en-l’air qui vient de laisser tomber un papier sur le trottoir, ce manipulateur a le visage flouté lorsque le reportage passe à la télévision.
La transparence ne concerne donc que l’homme de la rue ? Celui qui l’observe doit rester dans le secret ?
Et c’est bien là le danger. Car la philosophie de Big Brother n’est pas tant de filmer les gens à leur insu, ce qui pourrait nous arriver avec les téléphones portables équipés pour la plupart d’une fonction vidéo, mais dans l’absence de responsables. Nul ne sait qui EST big Brother. Personne ne l’identifie. Qui se cache derrière l’œil de la caméra ? Le dictateur de demain sera invisible si bien qu’on ne saura jamais contre QUI se rebeller.
