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vie quotidienne Archives

24 septembre 2008

le cirque chinois en revue

Les mains accrochées au siège. La respiration coupée. Un élan largement justifié par la prestation de la troupe Chinoise Era. Mais peut être aussi l’expression refoulée d’une d’expatriée privée de culture depuis de longs mois. L’ennui nous gagne vite à Shanghai, surtout si vous êtes insensibles au déhanché de Beyonce ou si Avril vous évoque un mois de l’année ensoleillé plus que le nom de l’artiste pop-rock qui se produira sous peu ici. Les musées sont tristes, les bonnes expos rarissimes. Il semblerait que seule la nuit pétille…

Mais on a trop tendance à s’avouer vaincu. D’ailleurs, quand on m’a proposée de rejoindre les gradins du Shanghai Circus World dimanche dernier, ma rection fut sans appel. « Tu es sure ?? ».  J’a tout de même sacrifié le 10eme film de la saga Claude Sautet sur TV5 Asie pour rejoindre un quartier improbable.

A l’affiche « Era, the Intersection of Time » : quand le traditionnel cirque chinois rejoint la modernité, entendez les dernières technologies multimédia… Oh secours. J’ai failli prendre mes jambes à mon coup. Il faut voir aussi la froideur de l’espace, bien loin des ambiances festives de nos chapiteaux.

Enfin la lumière tombe pour se lever sur une bulle géante dans laquelle se démêle une troupe de danseurs contemporains. La chorégraphie est minable, les costumes ratés. C’est mal parti. Pour 5 minutes seulement. Car des lors s’enchainent à un rythme interrompu une trentaine d’artistes au talent immense. Era se joue dans les airs. Tout y vole : bols de riz, céramiques, acrobates, couples enlacés voire même des motos. Le show monte en puissance pour nous offrir des numéros défiant les lois de l’apesanteur et de l’équilibre Le tout dans la plus grande simplicité, avec le sourire et une certaine élégance. Car mise à part les costumes, le show évite le kitch, redoutable en Chine, pour s’offrir une direction artiste plutôt stylée. La musique y est jouée live. Sans prétention certes, mais le cœur de l’assemblée bat son plein quand s’élève la voix cristalline de la chanteuse traditionnelle de la troupe.

Au final le show est réussi. On en redemanderait presque. Dommage qu’en Chine la culture se distille au compte goutte.

 

Era, The Intersection of Time, au Shanghai Circus World jusqu’au 30 septembre 2008

Reservations: 5665 3646

Adresse:2266 Gong He Xin Lunear Guang Zhong Lu

www.era-shanghai.com

l'etranger

Sur le trottoir, sous des litres de pluie, la main levée « hep taxi ». Il
s’arrêtera 10 mètres plus loin pour prendre un autre visage. En prenant soin de
m’éclabousser moi, ma tète de Tai Tai (femme d’expat), et le peu d’enthousiasme
matinal à attaquer une journée de plus à Shanghai. Il ne faut pas voir le mal
partout me dit-on. La barrière de la langue serait à l’origine de la maladresse.
La peur de ne pas comprendre mes indications. Quel challenge, c’est sur.
J’arrive au bureau. Réunion pour un nouveau projet. J’entre dans la salle.
Le boss se lève. Gêne. Hum. L’équipe est mal à l’aise à l’idée de travailler
avec un étranger. D’accord. Je file préparer une série d’entretiens d’embauche.
Merci Monsieur Chen d’avoir répondu a mon annonce. Avez-vous une dernière
question? « Concernant l’évolution de ma carrière au sein de votre entreprise,
je voudrais savoir si les postes de direction sont réservés systématiquement aux
étrangers». P’tit con. Pourquoi moi et pas un Chinois. Me justifier, chaque
heure de chaque jour de chaque semaine. 
Prendre l’air. Direction l’aéroport
et la Montagne Jaune. La violence des sommets décharnés. Celle de l’arrivée à
l’hôtel. Un étranger, une nuit : 1.200 RMB (120 euros). Pour un Chinois le prix
s’affiche plus bas. C’est 450.

26 septembre 2008

let the sun Shine

Chaque matin 9h, je retrouve Shine, calée dans son siège de bureau vert, l’acolyte du mien. La vérité je la retrouve à mois le quart. Le temps d’étudier les scenarios possibles d’une journée buissonnière, pas de réunions ce matin, j’y vais j’y vais pas, un taxi, oui non, quelle chaleur, bon dieu un taxi je suis vraiment à la bourre là.
10h au bureau. La journée de Shine est largement entamée, elle. Emmitouflée dans une veste de survêt rose Hello Kitty, les mains incrustées dans le clavier, Shine a déjà ouvert 30 messageries instantanées, réseaux sociaux et autres sites collaboratifs pour 1/partager sa dernière recette (un veloute de navets mijotés au sang de canard), 2/ donner la gerbe à la moitié du pays connectée ce matin, 3/uploader fièrement la photo de ce superbe chien en peluche rose étranglé à son mobile de fashionita parce que c’est important de partager ce genre de chose avec des millions de gens très tôt le matin.
C’est un visage poupon qui surgit derrière l’écran pour me saluer. Deux yeux noirs grands comme ca, qui clignent 10 fois à la seconde. La naïveté à l’état brut. Il faut voir ca. La semaine dernière Shine a bu une coupe de champagne. Ses pensées se sont mises à danser. Le lendemain Shine était très préoccupée. Quelque chose de bizarre s’est passé dans sa tête. Une candeur qui a eu raison de ma mesquinerie et que, comble de l’ironie, je regrette déjà. Car demain Shine s’en va. Rejoindre son bel amoureux Espagnol. Escale prévue a Moscou. Non pas que la destination la séduise, mais parce que c’est moins cher. Elle ne sait pas qu’Aeroflot est sur la liste noire des sièges éjectables, tout comme apparemment les 88 personnes qui ont cramé dans les airs ce mois-ci.
Shine a de la chance. Elle a obtenu un visa pour partir seule. Normalement il faut être 40. Les conditions sont drastiques, ca ne rigole pas. Vérifier qu’on a bien la même casquette ridicule que les 39 autres. Elire un chef qui gueule fort. Lui remettre un drapeau. Même couleur que la casquette le drapeau. Agiter le drapeau en l’air. Un peu plus haut le drapeau. Voila c’est bien. Souriez. Visas accordés !
Un visa solitaire au prix de 3 rendez-vous qu’on imagine non galant avec l’administration chinoise. Pourquoi, comment, depuis quand dure votre relation, et est-ce que vous comptez bien revenir, et vous savez mademoiselle que c’est interdit de fuir le pays ?! Non non vous n’y êtes pas, on fait rien de mal, on s’aime c’est tout. Même l’Espagnol a du passer aux aveux. Elle a vacillé quand la réponse est tombée. C’est bon. 4 semaines en Espagne, pas une de plus. Une autre du bureau s’est amouraché d’un Italien. La Chine a dit non, pas de visa. Allez comprendre.
C’est le grand départ pour la petite provinciale, qui quittait l’an passé le fin fond du Yunnan pour rejoindre les bancs de l’université de Shanghai. Destination placard pour le sweet Hello Kitty remplacé dare-dare par des hauts sigles H&M. Shine a grandit, d’haut moins 7 centimètres et à force de talons vernis. Le clin d’œil s’est fait plus malicieux. La petite étudiante est devenue femme, courageuse en plus. Ramener un espagnol bouddhiste dans une famille bourgeoise ultra conservatiste, faut oser. Jouer la carte du happy end des films américains qu’on se passe ici sous le manteau, un joli clin d’œil aux dictats dont les jeunes âmes sont abreuvées. L’air de ne pas y toucher. Chapeau Miss.

3 octobre 2008

dans ma rue

J’habite dans le quartier musulman de Shanghai. 5 ruelles en coupent 3 plus grandes. C’est ici que sont parqués les Ouigours et leurs brochettes grillées. Quand la nuit tombe, de jeunes couples viennent se ravitailler pour 1 euro, puis retournent roucouler dans les allées sombres de la Place du Peuple. Ils se cachent de leurs parents agitant un plus loin la photo et le CV de leurs progénitures. Qui en veut de mon fils ? Fonctionnaire chez China Telecom, la sécurité assurée ! On parle fort. Les négociations vont train pour bien marier les jeunes Shanghaïens. Les amoureux étouffent leurs rires dans les buissons. Mon quartier vient d’être rénové. Un luxe a Shanghai ou les pelleteuses s’enfoncent dans les habitations traditionnelles et jouissent des buildings dernier cri. Un symbole d’intégration, je ne sais pas. Le souvenir carte postale des visiteurs de l’expo universelle en 2010 plus certainement. Les façades sont fraiches de peintures couleur lavande. On se croirait au Portugal. Derrière les balcons flambant neufs on perçoit la même misère. Le néon cache mal le lit dressé sur la table à manger. Les fringues s’accrochent au plafond. Le vieux se lave les dents sur la vaisselle. Dans la rue la poussière s’est envolée. Sur le bitume agonisent toujours les poissons. On ouvre les huitres à même le sol. Les bêtes à plume s’ennuient dans leurs cages. Le vendeur de Marlboro s’est fait la malle. On ne me glisse plus "hachich" dans l’oreille. Je salue le petit gars qui vend des fruits. Comme il est mignon ton chat. T’es toujours pas à l’école toi.

10 octobre 2008

contrôle des cyber-citoyens en Chine : les géants du web ont bon dos

Le niveau intellectuel de ce blog étant passé au dessous de celui de la mer (j’allais écrire « au dessous du nombre de ses lecteurs » mais moi je sais que vous êtes des miiiilliers - vous êtes timides c’est tout), je poste les premières lignes de ma dernière chronique pour l’excccccellente lettre de l’atelier numérique

La vérité le mannequin Tibétain m’a posé un lapin hier. C’est la première fois qu’un top model me plante comme ça vous pensez bien.

Si vous êtes insomniaque, lisez le premier paragraphe ci-dessous. Satisfait ou remboursé. 

Si vous m’aimez vraiment, vous cliquez sur le lien et Renaud, le rédac chef, se dira « Carine est folle mais elle ramène du trafic ». 

Si vous trouvez le sujet intéressant, c’est à toute a votre honneur de vouloir me faire plaisir. Vous pouvez aussi me faire livrer au bureau un paquet de Delichoc, le Poids d’une âme de Mabrouck Rachedi (avec un "c" Mabrouck c'est pas le chien dans 30 millions d'amis n'importe quoi c'est un Auteur) et surtout n’oubliez pas le dernier Voici (Ruder Finn China, 2nd Floor, Block 7, 789 Huang Pi Nan Road, Shanghai, 200025, China).

Contrôle des cyber-citoyens en Chine : les géants du web ont bon dos

Le débat sur l'éthique des entreprises du web opérant en Chine est relancé. Après Google et Yahoo! c'est autour de Skype et son partenaire Chinois TOM d'être accusés de collaboration avec le gouvernement Chinois.

Nouveau scandale dans le web de l'empire du Milieu. Le spécialiste de la téléphonie sur Internet et son appui local conserveraient des discussions d'internautes sur des sujets "illicites", comme la contestation du gouvernement. Je me suis dit que cela nécessitait une petite mise au point.

Pourquoi conserve t-on les données informatiques personnelles ? Les compagnies Internet sont obligées de conserver les données pendant un certain nombre d'années. Faut-il rappeler pourquoi ? Aider la justice dans la lutte contre les comportements illicites sur le Web. À votre avis, comment sont arrêtés les pédophiles et les réseaux terroristes qui pullulent sur Internet ? Grace à des gens comme Yahoo, Skype ou Google qui, sur réquisition judicaire uniquement et sans en jamais connaître le motif, aident la justice à traquer les mauvaises âmes égarées sur le Web. Les géants du Web que l'on pointe du doigt sont bel et bien des acteurs à part entière de la lutte contre les contenus illicites. Et c'est là le cœur du débat : comment définit-on un contenu illicite sur Internet ? En France, c'est un contenu pédophilie ou émanant d'un terroriste la plupart du temps. En Chine, c'est aussi une critique du gouvernement.

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3 novembre 2008

le Chineblick

Cher compatriote, c’est la merde, le gros bordel. On va tous mourir. Pauvres en plus. J’ai 2 trucs pour te remonter le moral. 

1. Dis-toi que tu pourrais vivre en Chine

2. Si si j’insiste. Certains vivent en Chine et sont plus à plaindre que toi.

De toute façon qu’est-ce qui t’as pris d’endetter les enfants de tes enfants pour une Peugeot 307 turbo diesel quand on voit le prix de l’essence et la gueule de la planète ? Tu ne lis pas les journaux ou quoi ?

Cher lecteur, il faut ouvrir tes yeux. Il y a plus malheureux que toi. Tu vas le comprendre avec ma nouvelle rubrique « le Chineblick » (en hommage a Coluche non mais tu suis un peu l’actu ou tu vis dans une cave ?).

Pour sa première édition, un Chineblick spécial « sécurité routière » ou « la mort en face » si tu préfères.

20 : c’est bon je le tente, c’est à moi de traverser

19 : même pas peur

18 : je vais appeler ma mère

17 : histoire de lui parler une dernière fois

16 : elle s’arrête ou pas cette bagnole ?

15 : j’comprends pas comment ca marche dans ce pays

14 : c'est pas du chien dans la soupe de nouilles, c'est des piétons

13 : dieu, si tu existes fais moi un signe

12 : allo ?

11 : c’est ça, fume tes gitanes

10 : rien à foutre, je ne mourrai pas ici

9 : concentre-toi, la route c'est la première cause de mortalité

8 : quoi que le cancer du poumon a fait un carton cette année

7 : dépêche toi, tu vas attraper la mort à renifler l'air des bagnoles

6 : boum

5 : dieu qu’est-ce que tu fous, il est mort le type

4 : arrêtez de vous marrer. Faut appeler une ambulance

3 : quelqu'un appelle les secours ou on sort les cartes et on se tape un poker ?

2 : pitié sortez-moi de là

1 : sortez-le mort d’abord

0 : z’avez oublié un morceau. Juste là, à cote des gitanes.

15 janvier 2009

pas de médaille olympique pour les droits de l’homme en Chine

L’ONG Human Rights Watch (HRW) vient de publier le bilan des progrès démocratiques en Chine en 2008, sur lesquels le gouvernement lui-même s’était engagé quand on lui a remis les clés pour accueillir les JO.

Loin d'avoir fait un pas en avant, la Chine aurait plus que reculer. L'harmonie et l’unité jetées à la face du monde l’été dernier étaient à ce prix.

Les grandes lignes font froid dans le dos certes, mais le pire n’est-il pas à venir ? Frappée de plein fouet par la crise économique, la Chine s’inquiète pour sa stabilité sociale. Aucun compromis en perspective pour 2009.

Il y aura-t-il un effet Obama-pour-un-monde-plus-juste? No, he can’t. J’en parle demain dans Métro.

Source Aujourd'hui la Chine

Le site d’HRW est bien évidemment bloqué en Chine, pour des raisons techniques vous pensez bien.

7 février 2009

coup de pompe

On a trouvé pire que le Daila Lama pour emmerder la Chine : l’attaque à la semelle. 

Le monde entier a retenu sa respiration la semaine dernière après qu’un manifestant anglais ait jeté sa chaussure à la face de Wen Jinbao, premier ministre Chinois en visite en Europe.

Quand Bush s’en prend une dans la tronche en Irak, l’humanité en rit en cœur et encore. Monsieur tarte entarté, on en oublierait presque de pleurer avec ce journaliste qui, dans un élan de courage, a signifié à sa cible la pensée du peuple qu’elle fit saigner. 

Mais quand le missile pédestre est violemment dirigé contre la Chine, un froid glacial s’abat sur la planète. On rigole beaucoup moins. Les diplomates se cachent sous la table, les grands patrons font grise mine, la bourse serait sur le point de chuter. On se souvient du 11 septembre et des conséquences indélébiles d’une attaque extérieure sur un géant et son ego. Plane le doute que peut être rien ne sera plus jamais comme avant. 

La Chine prend sur elle et signale que « les liens bilatéraux ne souffriront pas de cet incident », sous-entendant ainsi qu’il aurait pu en être autrement. 

La chaussure remporte son statut d’arme de rébellion citoyenne massive. 

Ironie du sort, elle est très certainement made in China.

On se dit alors que son combat sera long et dur. 

10 février 2009

daft fucked

Les Frenchy font-ils recette en Chine ? La réponse est oui, peu importe la moralité des moyens utilisés. 

La palme d’or du meilleur entrepreneur Français à Shanghai revient indiscutablement cette semaine à un certain Andy, véritable Maddoff en herbe à faire pâlir Jérôme Kerviel. Le jeune homme (en fuite) vient d’emporter un jackpot estimé à 1,500,000 RMB, soit plus de 170,000 euros, en arnaquant près de 3,000 Shanghaiens en moins de 48 heures.

Les clés de la réussite ? La prévente de tickets pour un vrai faux concert secret du groupe Daft Punk à Shanghai le 13 février. Une arnaque bien ficelée. Démonstration.

1. Le choix du groupe : Daft Punk, un bon client pour le buzz. Imaginez des préventes pour Nana Mouskouri… les gens s’en foutraient ou se seraient méfiés.

2. La cible : les amateurs de scène électro qui s’ennuient comme des rats morts en Chine.

3. Le système viral mis en place : des flyers distribués tout le week-end dans les clubs underground de la ville, un vrai-faux site web, un groupe facebook, et le pire (j’ai pu vérifier) un vrai faux stand Daft Punk où de vraies fausses vendeuses remettaient des vrais faux tickets.

4. Le truc qui tue : la prévente uniquement sur la journée de dimanche dernier. Quand tu reçois l’info, tu lâches Vivement Dimanche sur TV5 Asie et tu cours chercher ta place. La fille ne te donne pas l’adresse du concert. Tu trouves ça normal, c’est un concert secret. Elle te l’enverra par texto 24 heures avant la performance. Très bien. Trop cool. Merci. Salut. A vendredi. 

Sympa, tu envoies le plan à tous tes potes… Bilan : 3,000 victimes. Bravo l’artiste.

11 février 2009

Pékin brûle-t-il?

La nuit des lanternes a particulièrement été agitée lundi soir dernier à Pékin. La ville crépitait sous les centaines de feux d’artifice clôturant les festivités du Nouvel An Chinois quand un incendie a violemment ravagé le Mandarin Oriental Hôtel en construction.

Faisant pourtant face au building du premier réseau national de télévision CCTV, aucune image de l’incendie ne fut transmise sur une de ses chaînes. Rien dans la presse non plus. Il semblerait que des consignes très strictes aient été transmises aux medias pour minimiser l’événement.

Pourquoi censurer un simple incendie ? La rumeur enfle tout au long de la journée d’hier à Pékin. Un simple pétard n’aurait pas pu provoquer de tels dégâts. Le milieu des affaires évoque un attentat.

CCTV coupe court à la rumeur hier soir en assumant la responsabilité de l’incendie. Ce serait bien le pétard d’un employé. Ou un pétard mouillé qui sait.