Le pardon s’immisce en politique
Les flashs crépitent. Aujourd’hui Raffarin pose la première pierre de la future Ambassade de France à Pékin. Acte II de la réconciliation franco-chinoise. Tout est dans le symbole. Celui du pardon d’une diplomatie française ping pong, accordée il y a un peu par la Chine dans les coulisses du G20. On est loin des embrassades Obamianesques mais le geste est là : Hu Jintao souriant, main dans la main avec Sarko.
Le pardon s’immisce en politique. Ségolène affirmera le genre en Afrique cette semaine tout en s’autoproclamant au dessus de la diplomatie française. Elle n’en reste pas moins sincère. Ainsi va le « j’ai merdé » d’Obama à la presse en Février après la nième démission d’un des ses collaborateurs.
Dès lors le principe d’émo-action prend un coup de vieux. La guitare de Michèle a Carla? Ringard. Sarkozy dans les usines parlant le Ch’ti ? Grotesque. Le pardon joue la transparence quand l’action symbolique manque de crédibilité. Le politique n’a plus de droit mais des devoirs. S’il merde, il s’excuse.
Une leçon pour la Chine ? En réponse à une diplomatie française à genou, on n’attendait pas moins une enquête et des sanctions contre les policiers mis en cause dans une vidéo illustrant les violences faites au Tibétains et qui fera le tour du monde ces dernières semaines. La réponse fut tout autre. Youtube est depuis censuré ici. Un jour peut être.


