Les veuves intrépides (Bonnes feuilles) 
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Les veuves intrépides



Préambule :
« Mariquita, un village de Colombie, en 1992. Des guérilleros frappent aux
portes pour demander des vivres et recruter des combattants. Devant l’hostilité
et l’indifférence des habitants victimes d’un énième raid, ils forcent les
maisons, assassinent ceux qui osent leur résister et enlèvent les hommes.
Mariquita devient alors un village de femmes ». Guérilleros, Colombie…
deux mots qui tendent vers le docu-fiction. Et bien non. Roman, conte ou fable
peut-être. Epique, tragique et burlesque aussi. Un peu d’histoire, de philo, de
politique, de sexe et de religion en toile de fond. Le premier roman de James
Canon, colombien « exilé » à New York, se lit d’une traite. Simple,
facile, volubile, bavard, fécond, suave… La chronique inspirée des femmes de ce
petit village, narrée à travers différents portraits – les veuves, les vieilles
filles, la maire, l’institutrice et les rescapés mâles ( mal en point) :
le prêtre etc – nous entraîne dans une société certes irréelle mais dans
laquelle subtilement, lentement nous nous glissons ; en bref, ça imprègne
littéralement. On retrouve dans le ton et peut être un brin dans le fond, une
certaine exubérance, empruntée ou non, relative ou non à Gabriel Gracia
Marquez. Une façon de dire une ambiance, plus encore de reprendre un air. Mais
nulle rengaine. Tel un bon tube, ce roman ne nous lâche plus. Sans compter que
cette aspiration égalitaire n’ait pas sans nous déplaire.





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