Comment se présente cette édition 2010 du Mondial de l’automobile ?
Nous avons la chance d’avoir un calendrier plutôt favorable. En 2008, le salon s’est tenu juste avant le début de la crise et nous avons échappé à la terrible année 2009. A titre d’exemple, la fréquentation du salon de Tokyo a reculé de 60 % l’an dernier, et aucun constructeur étranger n’y était présent. En ce qui concerne cette édition, tous les grands constructeurs mondiaux seront là, et je suis plutôt optimiste. Je pense que Paris restera le salon le plus fréquenté au monde.


Faut-il s’attendre à quelques surprises ?
Je peux dire d’ores et déjà qu’il y aura une kyrielle de nouveautés, avec plus de cent premières mondiales. Il y aura beaucoup de surprises : les constructeurs sont loin d’avoir tout dit aux médias. Il y aura même des nouveautés dont nous ne sommes même pas au courant !


Ce mondial sera-t-il un Mondial vert ?
La part des véhicules thermiques restera majoritaire, mais la surface dédiée aux nouvelles énergies sera inégalée. Déjà, tous les grands constructeurs viennent avec des modèles hybrides, électriques, ou fonctionnant aux carburants propres. Mais, surtout, nous allons proposer une surface entièrement dédiée à la voiture verte : les équipementiers, les fournisseurs d’énergies, les collectivités, les constructeurs de systèmes de recharge seront tous rassemblés sur 13 000 m2. Il y aura même une piste d’essais pour véhicules électriques, en partenariat avec EDF, et une piste pour apprendre aux visiteurs les règles d’éco-conduite, en partenariat avec BNP Paribas.


Craignez-vous la concurrence des salons des pays émergents ?
A court terme, il est clair qu’en termes de fréquentation, Shanghai et Pékin dépasseront Paris.
Et à l’avenir, les constructeurs pourraient faire le choix de leur présence sur les salons en fonction de considérations géographiques. A moyen terme, je pense que les constructeurs choisiront un salon dans la zone Amériques, un salon dans la zone Europe, et un autre dans la zone Asie. J’espère que pour l’Europe, ils choisiront Paris.
 

Vous restez confiants ?
La France a la chance d’avoir une industrie automobile riche et dynamique, qui considère ce
salon comme “son” salon. Je pense que le Mondial a encore de belles années devant lui.

A lire également : Un Mondial de l'auto électrique

Sondage - 69% des Français prêts à rouler écolo