Lors de la séance de questions à l'Assemblée nationale de ce jour, le ministre de l'Environnement Jean-Louis Borloo a confirmé que la France allait appliquer la "clause de sauvegarde" sur les OGM rapporte l'organisation écologique Alliance pour la Planète. Cette clause permet de suspendre la commercialisation et la culture de semences génétiquement modifiées, notamment le maïs MON 810, seul autorisé en France.

Cette annonce faite par le ministre de l'Environnement confirme officiellement les mesures émises lors du Grenelle de l'environnement la semaine dernière.

"L'Alliance pour la planète se félicite que la France active la clause de sauvegarde, c'est-à-dire prenne un moratoire sur la culture en plein champ du maïs transgénique MON 810" a déclaré dans un communiqué Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France.

L'Alliance pour la Planète précise que la clause de sauvegarde "est la seule façon de mettre en oeuvre un moratoire et d'interdire la culture d'un OGM". "D'autres États européens ont déjà pris une telle décision" rappelle l'organisation écologique, notamment l'Autriche, la Hongrie, l'Allemagne et la Grèce.

D'après Europabio, fédération européenne des industriels spécialisés dans la biotechnologie, entre 2006 et 2007, les surfaces dédiées aux cultures transgéniques ont progressé de 77% en Europe. En France, la part des cultures réservées à ce type d'agriculture aurait ainsi été multipliée par quatre, passant de 5.000 à plus de 20.000 hectares. Au total, au sein de l'Union européenne, ce sont 110.000 hectares qui sont consacrés aux cultures génétiquement modifiées.