“Une belle couleur et un goût de fruits noirs qui se retrouve dans tout le vignoble.” C’est ainsi que le sommelier lyonnais Damien Gateau décrit le beaujolais nouveau 2007, qui est commercialisé ce soir, comme chaque troisième jeudi de novembre.
Cet amoureux des beaujolais en profite pour combattre les a priori. “Les viticulteurs ont fait de gros efforts pour améliorer la qualité du primeur.”
Côté innovation, on pourra déguster du beaujolais nouveau rosé. Un pari à cette époque de l’année, tenté par plusieurs structures dont celle de Georges Dubœuf qui signale “la qualité jamais vue des rosés de l’année”. Une offensive que certains producteurs souhaitent poursuivre au-delà du mois de novembre.
Car l’économie du beaujolais nouveau n’est pas toute rose. Les viticulteurs ont baissé leur production par rapport aux 50 millions de bouteilles habituelles, mais ils craignent de ne pas écouler tout leur stock.
En recul au Japon
A l’export, le marché japonais, premier consommateur avec ses 86 000 hectolitres en 2006, serait en recul de 15%. Les viticulteurs du Beaujolais misent désormais sur la Chine ou la Russie pour pérenniser une aventure initiée voilà plus de cinquante ans.



































