Mis à jour 04-11-2007 14:04
Tournoi de Bercy : une finale royale
David Nalbandian face à Rafael Nadal (n°2). L'homme en forme de la fin de saison contre le prince de Paris. La finale du 22e BNP Paribas Masters propose un choc digne des plus grandes heures du tournoi.

Après une saison 2007 moyenne, David Nalbandian termine en boulet de canon. Vainqueur du premier ATP Masters Series de sa carrière à Madrid en battant les trois meilleurs joueurs du monde, l'Argentin a de nouveau battu Roger Federer à Paris. Une deuxième victoire sur Nadal lui permettrait de terminer 9e de la course pour la Masters Cup et de devenir le premier remplaçant pour Shanghai. Un scénario qui lui avait réussi en 2005 quand il avait suppléé Andy Roddick, blessé, avant de remporter le tournoi des maîtres.
LES FORCES
Fantastique
défenseur, Rafael Nadal sait également dicter le jeu avec son terrible
coup droit de gaucher. Mais également un service et un jeu offensif
efficaces. Il l'a montré face à Marcos Baghdatis en demi-finales en
renversant une situation délicate. Après une pause d'un mois et demi
suite à l'US Open pour soulager ses genoux douloureux, "Rafa" a
retrouvé toute sa forme physique. Et il reste l'un des plus grands
combattants du circuit.
Aminci, David Nalbandian donne à nouveau la pleine mesure de son formidable talent. Il ne craint pas la dépense physique comme l'a montré sa victoire marathon sur David Ferrer. Grâce à un service amélioré, son jeu a pris une nouvelle dimension. Il prend ainsi le contrôle de l'échange et son revers à deux mains – certainement le plus beau du circuit – fait des ravages.
LA CLE DU MATCH
La
dimension mentale sera certainement la plus importante. Malgré son
jeune âge (21 ans), Nadal a plus d'expérience dans les grands
rendez-vous. En ATP Masters Series, le triple vainqueur de
Roland-Garros a remporté neuf des onze finales qu'il a disputées avant
celle-ci. A l'inverse, Nalbandian est peut-être le joueur en activité
le plus talentueux à n'avoir encore jamais été couronné en Grand Chelem.
Nalbandian a l'avantage d'avoir remporté leur unique duel en quarts de finale à Madrid (6/1, 6/2). Une partie que Nadal a qualifiée de désastreuse. "Dans une saison, il y a toujours un match où rien ne fonctionne, et c'était celui-là", a expliqué l'Espagnol à Paris. La revanche est pour ce dimanche.
LE FACE-A-FACE
Nalbandian – Nadal : 1-0
2007 – Madrid – salle – quart de finale – Nalbandian b. Nadal 6/1, 6/2






