Elle me porte bonheur, je vais peut-être la garder à vie !
6-3 6-2. Il aura fallu une heure et neuf minutes au Français pour venir à bout de son adversaire, le Serbe Novak Djokovic. Pour leur toute première rencontre, c'est le moins bien classé à l'ATP qui aura pris le dessus. Le Serbe était pourtant arrivé bien sûr de lui sur le terrain.
Conditions idéales pour le Serbe
Véritable showman, il était entré sur le court central du Palais Omnisport de Paris-Bercy affublé d'un masque de Zorro et d'un t-shirt des Bulls. Qui plus est, le Français souffre d'une déchirure à la cuisse gauche qui l'handicape dans son jeu. Djokovic avait donc toutes les conditions de son côté pour gagner mais... Mais la qualité de jeu de Santoro et sa capacité à dérouter ses adversaires ont eu raison du Serbe.
Dès le premier set, Fabrice Santoro a pris la mesure de son adversaire et a réussi le break dans le sixième jeu pour mener 4-2. Montrant quelques signes de douleurs à la cuisse à 5-3, le Français a malgré tout conclu la première manche 6-3. Il a joué juste et avec un jeu taillé pour gêner Djokovic. Et ça a marché.
Trop de fautes directes
Parallèlement, le Serbe était bien loin de son meilleur tennis. Il multipliait les fautes directes et n'a jamais montré de véritable combativité ou une envie de modifier son jeu pour contrecarrer le plan bien huilé du Français.
Et le deuxième set aura été de la même mouture que le premier. Dès le premier jeu, Fabrice Santoro, parfaitement concentré, s'empare du service de Djokovic puis mène rapidement 3-0. Pourtant, Santoro affiche un pourcentage de premeir service bien décevant au début du set, passant à peine un tiers de ses premières balles. De son côté, Djokovic faisait tout pour abréger l'échange avec pour seul résultat une multiplication de fautes directes.
Très loin de son niveau habituel, la révélation de l'année sur le circuit ATP s'incline finalement 6-2 dans le deuxième set. Au tableau des statistiques, il affiche 34 fautes directes, contre seulement 9 pour Santoro.
Prends l'oseille et tire-toi ?
Au terme du match, Novak Djokovic a expliqué ce bien décevant résultat par une saison un peu trop longue et par le fait qu'il subissait encore les contrecoups de son opération des dents de sagesse après le tournoi de Madrid (il ne s'est pas entraîné la semaine dernière et est toujours sous médicaments). "Je n'étais pas à 30 % de mes possibilités, affirme Novak Djokovik. Physiquement, je ne me sentais pas bien. Mais je ne suis pas du genre à baisser les bras. J'ai vraiment essayé. J'étais venu ici pour gagner."
On peut cependant se demander si le Serbe ne s'est pas contenté de "balancer" le match simplement pour faire acte de présence. En effet, les quatre premiers de la Race qui auront participé à l'ensemble des Masters cette saison bénéficieront d'un bonus de 3 millions de dollars à se partager entre eux. Un petit match pour un gros chèque ?






















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