Pour la première fois de leur histoire, quatre jours avant la finale qui a couronné les Sud-Africains, les syndicats de joueurs issus des différents pays de rugby, (l’Angleterre, la France, le pays de Galles, l’Afrique du Sud, la Nouvelle-Zélande et l’Irlande, seule manquaient l’Australie et l’Ecosse) se sont retrouvés à Toulouse. Les discussions ont tourné autour des intérêts des joueurs sur le plan international. “On a surtout mesuré les différences qui nous séparent, expliquait Sylvain Derœux, président de Provale, le syndicat de joueurs français. Dans l’hémisphère Sud, ils sont performants sur les assurances de joueurs, tandis que dans le Nord c’est plutôt dans la reconversion et l’accompagnement que nous nous distinguons.”
Le précédent Umaga
Les exemples de Gregan l’Australien, du All Black Oliver et du Springbok Matfield arrivant à Toulon (Pro D2) - parmi les plus gros transferts de l’histoire du rugby français - donnent l’occasion aux représentants de l’hémisphère Sud de commenter l’exode de joueurs vers la France ou l’Angleterre. “C’est la réalité du rugby professionnel. On travaille pour arrêter cet exode, mais l’argent reste le nerf de la guerre”, explique Piet Heymans, représentant du syndicat sud-africain. Pourtant à écouter ce dernier, le montant du contrat n’est pas le seul critère. Le talonneur John Smit, capitaine et champion du monde des Springboks, aurait choisi Clermont pour échapper à la pression médiatique. Du côté des Néo-Zélandais, on ne perd pas de vue que présenter la meilleure équipe nationale reste la priorité. “Le départ de nos joueurs pose un problème, car nous devons nous assurer que nous présentons l’équipe nationale la plus compétitive”, observe le Néo-Zélandais Rob Nichols. Pour ce dernier, la réorganisation des calendriers nationaux et internationaux, devrait être la prochaine préoccupation de l’IRB et de l’Irpa.
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Mis à jour 22-10-2007 18:50
L’Internationale des rugbymen
Les syndicats des joueurs se sont réunis

Le Néo-Zélandais Umaga (à g.) et l’Australien Gregan, à Toulon.
400 000
C’est en euros, le salaire annuel à Toulon pour George Gregan. En 2007, la masse salariale brute des clubs français a augmenté de 22 %.
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